Déclaration du ministère des Affaires étrangères de la République d'Arménie

28 février, 2025

Le ministère des Affaires étrangères de la République d'Arménie continue d'attirer l'attention de la communauté internationale, en particulier des partenaires attachés à la paix dans la région et aux principes humanitaires, sur la question de la libération des prisonniers de guerre arméniens, les otages et autres personnes détenues en Azerbaïdjan, ainsi que les procès mis en scène contre certains d’entre eux, menés avec de graves violations procédurales et des signes évidents de torture.

Une profonde préoccupation est soulevée par la publication de photos et de vidéos des «procès» de 23 prisonniers de guerre arméniens, otages et autres détenus, ainsi que par les rapports alarmants de leurs avocats faisant état de coercition, de torture et de la détérioration apparente de leur santé, y compris celle de Ruben Vardanyan, actuellement en grève de la faim.

Fait preuve de ce comportement l'inquiétude exprimée par le Comité des Nations Unies contre la torture, les cas documentés de torture de prisonniers de guerre arméniens rapportés par Human Rights Watch et d'autres organisations, ainsi que le refus constant des autorités azerbaïdjanaises de coopérer avec les organismes internationaux, notamment le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Le Gouvernement arménien continue de recevoir des informations sur l'utilisation de mesures interdites à l'encontre des prisonniers de guerre, des otages et autres détenus arméniens.

Les prisonniers de guerre arméniens, les otages et d’autres détenus sont illégalement retenus en Azerbaïdjan, en violation flagrante de ses engagements et obligations internationales. Leur détention et leur persécution constituent une grave violation du droit international humanitaire et des droits humains fondamentaux. Une simple énumération des instruments juridiques internationaux pertinents inclut la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la quatrième Convention de Genève (1949) et la Convention européenne des droits de l’homme.

Il est évident que les autorités azerbaïdjanaises utilisent ces procès mis en scène comme un outil de pression politique sur la République d’Arménie et de manipulation dans la société, compte tenu de la sensibilité de cette question pour chaque famille et pour l’ensemble de la société.

Il est particulièrement remarquable que ces processus se déroulent dans le contexte de la propagande continue de la haine ethnique contre les Arméniens dans les médias azerbaïdjanais.

Le règlement global de tout conflit implique avant tout la préparation des peuples à la paix. Or, la prolongation artificielle et injustifiée des questions humanitaires non résolues ne sert aucunement cet objectif, bien au contraire, elle en réduit les perspectives. Cette réalité a été soulignée à plusieurs reprises lors des discussions avec l’Azerbaïdjan, ainsi que sur diverses plateformes internationales par des partenaires et organisations. Nous espérons que cette compréhension prévaudra également dans les perceptions des autorités azerbaïdjanaises concernant l'alimentation continue de l'hostilité et des calculs à court terme.

En l'absence d'une résolution définitive de cette question, l'Arménie ne peut rester indifférente ni passive. Elle continuera donc de la soulever à différents niveaux et sous différentes formes, dans l’attente de solutions et de progrès positifs.

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